La députée Christine Labrie, qui a pris part à la manifestation contre les violences sexuelles à Sherbrooke, croit qu’il est nécessaire de mettre en place une politique de tolérance zéro au sein des entreprises.

La députée Québec solidaire de Sherbrooke, qui fait partie d’un comité non partisan de lutte contre les violences sexuelles, croit qu’il faut repenser les pratiques afin de mieux protéger et accompagner les victimes.

« Ça prend un accès facile aux ressources d’aide. Il faut que chaque personne qui subit du harcèlement ou une agression sache vers où se tourner et qu’elle puisse avoir accès à des ressources, et ce n’est pas le cas en ce moment. » — Christine Labrie, députée de Sherbrooke

Selon elle, la protection des victimes dans la sphère professionnelle ne devrait pas reposer que sur les épaules des patrons. Elle rappelle que plusieurs témoignages ont fait état d’abus de la part de supérieurs dans les entreprises depuis le début de la vague de dénonciations.

Christine Labrie étudie comment Québec pourrait rendre les employeurs imputables dans le cas de comportements inappropriés.

« Je pense que dans les prochains mois, on va en voir, des changements pour les victimes», affirme-t-elle.

Mme Labrie a tenu à rappeler tous les progrès réalisés au cours des derniers mois grâce au travail du comité non partisan. Par exemple, l’abolition du délai de prescription en matière d’agression sexuelle.

«On est capables de travailler rapidement quand il y a un consensus», affirme-t-elle. Les recommandations du comité non partisan de lutte contre les violences sexuelles doivent être partagées l’automne prochain.

Le défi de la prévention

Si la députée de Québec solidaire croit qu’il est possible de changer les lois rapidement pour mieux soutenir les victimes qui souhaitent dénoncer des agressions, la prévention de ces inconduites, elle, sera beaucoup plus difficile à établir.

« Ce dont on a besoin en ce moment, c’est un changement de mentalité, et ça ne se passera pas en quelques mois. C’est en train de changer, mais on ne verra pas ça en l’espace d’une génération. » — Christine Labrie, députée de Sherbrooke

Elle croit que la vague de dénonciation des inconduites sexuelles est un pas dans la bonne direction. Celle-ci permet d’aider des victimes à s’ouvrir sur ce qu’elles ont vécu pour ensuite aller porter plainte à la police. Une pratique nécessaire pour retirer le sentiment d’immunité que peuvent éprouver de présumés agresseurs, selon Mme Labrie.

Lien vers l’article: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1723950/violence-sexuelle-travail-christine-labrie

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